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Avant bébé

Décider de s’installer à la campagne après un long voyage

septembre 11, 2020

2016/2017 a été pour nous l’année des aventures et des contrées lointaines . L’année du sac à dos et des découvertes. C’était le bon moment, le bon âge, avant que nos articulations deviennent trop douloureuses et notre peur de tout quitter trop handicapante. We dit it. Et même si atterrissage retour n’est pas simple, nous ne regretterons jamais ce choix. Et quand nos futurs adolescents nous traiteront de vieux cons (ce qui semble plus ou moins incontournable), nous leur dirons «  tu sais à qui tu parles? tu sais ce qu’on a fait nous? ». Probable que ça ne leur fera ni chaud ni froid mais mon cher et tendre et moi même, nous saurons: « we rock baby ». 

Cette année là, pleine de rencontres et de réflexions, nous a fait réaliser que nous souhaitions poser notre sac à dos à la campagne

Pourquoi, pourquoi, pourquoi? 

On a traversé de nombreuses villes: des polluées, des bruyantes, des animées,des attractives, des cracras. On a traversé des temples de la tentation et de la consommation, des palais de la culture, des joyaux d’architecture. Bref, on a croisé de tout lors de cette année. Pour être honnête avant de partir, on s’imaginait plutôt revivre en ville. On venait de passer trois ans en Aveyron, au milieu des vallons, et on avait un peu l’impression que notre jeunesse nous échappait et qu’on se transformait socialement parlant en ours. On avait envie de vibrations, de fourmillement, de bars et de tant d’autres choses. 

Entre temps donc, ce voyage qui nous a rassasié humainement et permis de sortir de notre taverne. Et puis le quotidien coupé et la liberté d’esprit de s’intéresser à autre chose que de la logistique pure et dure. Parmi les sujets sur lesquels nous avons évolué: la décroissance, l’environnement, la permaculture et la quête du zéro déchet. Alors voilà comment on a commencé à se dire que si on voulait être en adéquation avec ses nouvelles idées, notre lieu d’habitat devrait plutôt se situer au vert, au milieu de la nature. 
Et puis parce qu’on devient vieux? Oui, un peu surement aussi, même si c’est difficile à admettre. « Non mais c’est quoi ce boucan? »: on n’a plus la patience et le courage d’accepter les pollutions auditives des voisins du dessus, du dessous et d’à côté. Et pas qu’auditive d’ailleurs. On pense au voisin qui a l’air de faire frire tous les poissons de l’océan atlantique dans la poêle de son T2? Celui qui t’énerve au plus haut point à exposer toute l’année et par tous les temps ses  vêtements sur la rambarde de son balcon et qui par la même occasion te gâche la vue?  Non, là, on peut même se trimballer tout nu chez soi sans risquer un procès pour atteinte à la pudeur et ça c’est un confort supplémentaire. 

Et peut être qu’inconsciemment, on pense à nos futurs rejetons qu’on imagine plus volontiers gambader heureux, en plein air (tel des poulets dans la publicité-mensongère?- de Loué). 

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