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Avant bébé

Au bucher pessimistes!

septembre 11, 2020

Je suis une pessimiste en cure de désintox des mauvaises ondes, c’est pour dire si je maitrise bien le sujet. Adepte du verre à moitié vide et des scénarios catastrophes, je suis de celles qui essayent de réorienter ses pensées pour ne pas passer à côté de sa vie. Alors bien sur, ce n’est pas toujours facile et les vieux réflexes reviennent vite au galop. Mais comme dis le sage « ce n’est pas parce que tu ne peux pas tout faire en un jour, que tu ne peux rien faire du tout ». 

Alors quels sont nos obstacles et comment les éviter? 

Obstacle numéro 1: la télévision

Tu vas bien, ta journée a été constructive, le soleil nous a honoré de quelques uns de ses rayons et là- Bam- tu zappes et qui vois-tu? Emmanuel Macron. Là tout de suite tu te dis que tu es un être anormal parce que tu ne rêves pas de rolex ou d’encadrer une fiche de paie à 6 zéros dans ton salon. Suis-je vraiment heureuse si je ne peux pas me payer la même barrette que Brigitte? De toute évidence la réponse est « oui » mais quand même voir sa tête de robins des bois des riches, eh ben ça t’as fais perdre un peu le moral. 

  • Solution: zapper immédiatement sur W9 et regarder les marseillais à Honolulu pour se rendre compte que ta vie a du sens ou solution plus drastique mais efficace, vivre sans télé (Bonus: ne plus payer de redevance). Avantage: tu fais vraiment du tri dans ce que tu regardes et tu ne te laisses pas tenter à chaque temps mort. 

Obstacle numéro 2: les autres

Tu es là, tranquillement, tu te promènes et qui croises-tu? Duchnok. Aie, et évidemment, ni une ni deux il te balance du négativisme, du négativisme, du négativisme. Des louches entières se déversent sur toi alors que ta bienséance te pousse à maitriser ta mauvaise humeur soudaine et ton insolence. La technique de ces autres? Formuler des questions qui n’en sont pas vraiment et qui sont toujours gorgées d’épines. Exemple: « à la télé (on vous a dis- ennemi numéro un), on a entendu qu’il y a de plus en plus de chômeurs. Ca va être dur pour toi, non? ».

  • Solution 1: être à l’affut, élargir son champs de vision et les fuir avant qu’ils ne vous interceptent. Solution 2: se moquer de leurs avis comme de sa première paire de chaussettes. Ne feraient-ils pas que formuler leurs propres peurs? Solution 3: attendre d’être vieux et éteindre son sonotone quand on les croise. Solution 4: quitter la France. Ou notre solution: s’arranger pour aller dans des lieux où trouver d’autres êtres optimistes, des rastas, des écolos, des adeptes de la décroissance. Une fois de temps en temps ça recharge les batteries! 

Obstacle numéro 3: toi qui regarde les autres 

Tu te disais que tu étais pas trop mal dans ton jean et ton petit haut et là tu sors et tu croises des tonnes de nanas qui ont l’air de s’être enfuie de la pub « spécial K ». Tu le sais pourtant, tu es moderne et féministe, tu suis tous les hashtags qui t’incitent à aimer ton corps et tes formes, tu insultent les magazines féminins qui culpabilisent les femmes armées d’agents photostoppeurs. Et pourtant, parfois tu tombes dans le panneau. Coup d’oeil sur elle, coup d’oeil sur moi. Dépit. Le pire, semble être la maman de 6 enfants qui a un corps si athlétiques qu’il semble impossible que 6 foetus aient nichés à l’intérieur. Toi ton corps n’a pas été habité par autre chose qu’un peu de cellulite. Alors c’est sur, on doit être solidaire, accepter ces différences « girls power ». Mwouai, bon ça fait un peu suer quand même. La femme est une louve pour la femme. 

  • Solution 1: devenir dysmorphophobique mais dans le bon sens et se sentir mieux que ce qu’on est. Ma solution: m’appuyer sur le regard de l’être aimé et me faire répéter que j’ai un putain de potentiel. Meilleure solution: arrêter avec ces conneries, s’assumer et être bien dans ses baskets. Aka le proverbe africain « S’il n’y a pas d’ennemis à l’intérieur, il n’y en a pas à l’extérieur ».

Obstacle numéro 4: toi qui interprète la vie des autres

 Interpréter à partir des discours in real life ou sur les réseaux. Parce que oui, je crois qu’on est tous plus ou moins au courant des dérives des réseaux sociaux en tout genre. Machin qui se la coule douce à l’île maurice dans son hôtel 52 étoiles, truc qui a 22 ans et une telle carrière qu’elle pourrait se retrouver en une de « réussite magazine », bidule qui a construit sa maison et pose devant son tout nouveau portail, et chouette qui s’affiche avec ses deux bambins aux têtes d’anges. Il y aurait facilement de quoi se décomposer et sentir monter en soi une vague de pessimistes.Or, vous ne savez pas ce qui se passe derrière l’image. Peut être que Machin fait sa maline mais que son mari lui a a peine causé sur l’île maurice parce qu’il était trop occupé avec candy crush. Que truc aimerait bien lever le pied et qu’elle est pas si heureuse que ça en sortant à 22h17 de sa journée de travail. Que Bidule a eu envie d’assommer sa femme avec un parpaing tant la construction fut pénible et galère et qu’il se dit « est ce que j’ai bien fait de m’endetter sur X années avec celle-là ». Et peut être que chouette ne dit pas qu’elle a du offrir 2 nintendo DS et 6 trampolines à ses enfants pour qu’ils viennent se prêter à la séance photo. Ou peut être qu’il n’en rajoutent pas et dans ce cas, on peut pas se réjouir pour eux? 

  • Solution: se dire que le bonheur des uns n’enlève rien à celui des autres. On a chacun notre rythme, nos joies, nos épreuves et on se débrouille avec. La bienveillance est un concept en plein boom, pourquoi ne pas l’adopter? 

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